Le cycle productif de la vigne

En moyenne, le cycle productif à proprement parler commence au moins trois ou quatre ans après que les jeunes pieds sont mis en place dans les nouveaux sillons, selon le climat, le sol et la position géographique du lieu concerné.

Avant ce délai, tout effort pour produire un vin d’une qualité acceptable serait vain : les grappes de raisin obtenues n’auraient pas encore une composition assez équilibrée.

Dans tous les cas, la vigne est une plante très résistante, et, à l’état naturel, elle n’a pas besoin de soins particuliers. Elle résiste aussi bien au froid qu’à la chaleur et apprécie les climats continentaux, aux étés chauds sans être trop secs, permettant une bonne maturation des raisins et aux hivers froids sans être trop rigoureux, pour que le cépage puisse conserver son arôme.

Les saisons intermédiaires doivent de préférence être sèches et ensoleillées, de manière à permettre le développement du raisin dans des conditions phytosanitaires parfaites et à éviter la formation de moisissures ou l’apparition de maladies comme l’oïdium et le mildiou.

Bien entendu, toutes les conditions climatiques extrêmes sont défavorables et risquent de compromettre la récolte : gel, grêle et pluies printanières et estivales retardant la floraison et le bourgeonnement ou, si elles sont trop proches des vendanges, pouvant même ruiner toute la production.

Les climats trop chauds, eux aussi, risquent de nuire à la vigne, qui n’apprécie guère la sécheresse, en particulier si elle est prolongée : elle provoque alors une diminution de l’acidité tout en augmentant proportionnellement la teneur en sucres, ce qui peut entraîner de graves problèmes pendant la phase de production.

Cela dit, il faut préciser d’une part que chaque type de cépage apprécie un climat spécifique, et d’autre part que les caractéristiques du sol jouent aussi un rôle clé.

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